Confidence d’entrepreneuse #1

Confidence d’entrepreneuse #1

26 décembre 2020 / Confidence d'entrepreneuse

Confidence #1

Voilà maintenant des semaines que j’ai envie de partager avec vous bien plus que des stories sur insta ou des posts sur Facebook mais des newsletters sur l’entrepreneuriat.

Je me suis posée une question que beaucoup d’entre vous connaisse. Quelle est ma légitimité à vous donner mon point de vue sur l’entrepreneuriat ? Qu’est ce qui fait que j’ai le droit ? Ne serait-ce pas un peu ce fameux syndrome de l’imposteur qui fait surface ?

Ce fameux syndrome dont le terme a été inventé en 1978 par deux psychologues, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes qui ressemble à une petite voix dans la tête qui te répète sans cesse que si tu en es là aujourd’hui c’est parce que tu as eu de la chance, que ce n’est qu’un coup de bol, que tu es à toi toute seule une fraude et qu’un jour ça va éclater au grand jour. Ce sentiment de ne pas être assez compétent, créatif malgré des preuves de réussites. Est-ce que cela vous parle?

Alexandre Dana dans son livre livementor fait faire un excellent exercice. Ecrire dans un tableau de 50 cases, 50 réussites, 50 choses dont vous êtes fières. Et vous ne devez pas poser le crayon tant que vous n’avez pas terminé. 50 c’est beau, c’est rond, c’est vraiment canon.

Je peux vous garantir que 50 réussites dues au hasard ça s’appelle du talent.

Mon tableau de réussite remplit je n’étais quand même pas prête à envoyer cette première newsletter. Au détour d’une discussion avec Sophie Du Bonheur en barres sur le sujet du syndrome de l’imposteur, je me suis mis en quête de résoudre ce problème de légitimité.

Oui en effet je ne me sens pas 100% légitime de vous faire parvenir des conseils sur l’entrepreneuriat. J’ai monté 4 sociétés j’en ai liquidé une donc il semblerait que selon les critères français je ne sois pas un modèle de réussite. Et puis en avril 2019 j’ai eu la chance d’assister au TEDX se déroulant à Annecy où Greg Logan parlait de rebondir après l’échec. Une autre vision de l’échec venait de m’être présentée. J’allais moi aussi quelques mois plus tard non pas lors d’un TEDX mais d’un talk chez pop life and spirit raconter mon parcours et mon rapport à l’échec.

Mais alors me direz-vous ce syndrome de l’imposteur pour parler de l’entrepreneuriat a disparu ?

Et bien non car même si je suis une entrepreneuse, je n’ai pas fait de grandes études ni d’école de commerce alors qui suis-je vraiment pour répondre à vos questions sur l’entrepreneuriat, pour avoir monter une école de formation? Et bien en écoutant le podcast de David Laroche j’ai découvert que même Albert Enstein avait ce syndrome, que celui-ci touche plus de 70 % des français et pas que des entrepreneurs. Emma Watson la star de Harry Potter a déjà confié avoir peur que le public se rende compte qu’elle n’est pas à la hauteur. C’est dire …

Très bien et alors si Albert Einstein un des hommes les plus intelligents a ressenti ce que je ressens qu’est-ce que je fais?

Et bien vous savez ce qui m’a déclenché l’envie de me dire « F*** moi aussi j’en envie de partager ce que j’ai pu apprendre ces années à entreprendre ?  »

C’est la mini-série sur Netflix Self made l’histoire incroyable et inspirante de Madam C.J. Walker la première femme noire américaine devenue millionnaire.

Alors moi, mes 50 réussites, ma liquidation judiciaire, mes petites études et la rage au ventre similaire à Madame C.J Walker j’ai pris la plume (enfin le clavier) pour vous écrire mes premières confidences d’entrepreneuse.

Et si ça peut en aider seulement une d’entre vous et bien j’avance un peu plus dans ce nouveau rôle de présidente d’association et c’est en actionnant, me bougeant et en sortant de ma zone de confort que la légitimité et l’expérience viendra.