Confidence d’apprentie entrepreneuse #11

Confidence d’apprentie entrepreneuse #11

7 février 2021 / Lettre d'entrepreneuse

By Lilou ou la petite main précieuse

Et pourquoi pas moi ? C’est ce que je me dis depuis que je fais partie du monde incroyable de Who Run The World. A peine sortie du bac, j’ai eu l’impression de découvrir un nouvel univers en atterrissant au loft 22. On peut créer son propre métier ? On peut vivre de ce que l’on aime, ce qui nous passionne ? C’est ce que j’apprends de jour en jour au côté de Sabrina et de toutes ces femmes plus impressionnantes les unes que les autres.

Ce jour-là j’écoutais la formation Je crée le concept de mon entreprise de Sophie Du Bonheur en Barres, pendant laquelle les filles présentent leur projet qui les anime. Riche en émotions, on sent que certaines parlent tellement avec leur cœur de ce qui les font vibrer qu’elles en lâchent quelques larmes. Et d’un coup une ampoule s’éclaire pour moi. Je ressens la même chose. Sans le vouloir, le temps que je passais au loft me révélait et je développais inconsciemment mes propres projets, je bouillonnais d’idées (ma dernière page de carnet en faisait les frais).

STORY TIME

A 2 ans, je faisais partie des rares bébés à tourner les pages des livres plutôt que de les déchirer, et je pouvais y passer des heures sans broncher (merci maman pour cet anecdote).

A 5 ans, ma maîtresse voulait me faire sauter une classe car je savais lire et écrire avant tout le monde (mes parents n’ont pas voulu, je n’étais pas une enfant extraordinaire faut pas exagérer).

A 7 ans, j’écrivais des petits contes tous les soirs avec une copine, on se voyait déjà avec un prix pour nos magnifiques dessins qui les accompagnaient.

A 10 ans, je fabriquais mes propres livres à base de feuilles blanches et d’agrafes, je faisais une première de couverture tel Picasso et j’écrivais mes propres histoires.

A 12 ans, j’étais la fille bizarre qui lisait les Chair de Poule pendant la récré.

A 14 ans, j’ai lu ce que j’appelais mes premiers « dictionnaires » qui étaient en réalité des romans, 4 filles et un jean que je ne lâchais plus.

A 16 ans, je lisais même sur la plage quand toute ma famille s’éclatait dans l’eau et dans la piscine de mon camping au milieu de tous les enfants qui couraient partout, c’est à se demander si j’étais heureuse d’être en vacances ou de suivre les aventures de Tessa et Hardin dans After.

Aujourd’hui, je suis incapable de sortir de chez moi sans un livre dans mon sac à main, je fais une collection de marque-pages et de machines à écrire que je répare pour pouvoir les utiliser à mon plus grand bonheur.

 

« Je ne savais pas qu’une passion pouvait devenir un métier » a dit la petite stagiaire de Céline du Studio Lessens, et c’est exactement ce que je pensais. J’ai ensuite entendu parler de Stéphanie de La Première Heure, c’est là que les mots de mon entourage me sont revenus : « Mais il n’y a pas de débouchés dans la littérature, tu veux faire quoi là-dedans ? », « A part faire journaliste ou traductrice le bac L ne va pas te servir », « Tu imagines si ça ne te plaît pas, tu fais comment ? ».

Evidemment à l’âge où j’ai entendu ces mots je les ai écoutés à contrecœur, puis je me suis fait à l’idée que c’était vrai pour que ce soit plus facile. Donc je suis partie pour un bac STMG (management et gestion), qui d’ailleurs m’a beaucoup appris et intéressé, puis pour me rendre compte que c’est ce que les filles apprenaient en formation à Who Run The World ! Alors que mon bac était et est toujours considéré comme un bac-poubelle, où tous les élèves moyens se retrouvent (oui j’ai un peu bâclé ma seconde je ne suis pas un exemple, alors que « j’avais les capacités » comme disait les profs), mais je ne savais pas quoi faire comme beaucoup de lycéens.

Donc moi, mes bases de marketing, ma passion pour la littérature, mon apprentissage au loft 22, je souhaite de tout cœur arriver un jour au stade de toutes ces femmes qui passent la porte de l’association/tiers-lieu/organisme de formation de Who Run The World, qui est de se lancer, de vivre de ce qui me passionne, de pouvoir me faire accompagner et soutenir comme le fait Sabrina, de m’avoir fait découvrir la signification de « la sororité » dans un monde qui n’y laisse pas toujours place.

Et après avoir lu toutes les précédentes Confidence d’entrepreneuse, je remercie Pauline d’Arcane Noir pour cette phrase que j’ai écrit en gros dans mes notes et que je relis chaque jour :

LA PEUR EST IMPUISSANTE LORSQUE TU NE L’ÉCOUTES PAS, SI ÇA FAIT PEUR C’EST QU’IL FAUT Y ALLER