Confidence d’ entrepreneuse #17

Confidence d’ entrepreneuse #17

3 mai 2021 / Lettre d'entrepreneuse

By Charlotte Planes ... Projet en cours

A mon tour d’écrire mes confidences, je procrastine depuis une semaine, car clairement l’écriture n’est pas mon fort (croyance limitante bonsoir !).

Du coup ce soir, je suis bien décidée de l’enlever de ma to do list, un peu comme un poids en moins dans ma tête. Et au moment de me lancer, j’écris à ma chère binôme: « mais sérieux pourquoi j’ai accepté, je sais pas écrire ? » et sa réponse fut si vraie « pour sortir de ta zone de confort » il n’en fallait pas plus pour me motiver !

 

Bref reprenons du début, je suis Charlotte, la trentaine (passée!), en cours de formation chez Who Run The World depuis début avril, avec un projet un peu foufou autour de la femme, vaste sujet passionnant et qui nous touche toutes !

 

Après 10 ans de carrière dans la mode en merchandising entre NY et Genève et 2 enfants de 5 et 2 ans, j’ai un profond besoin de donner du sens à ma carrière professionnelle.

 

Tout a commencé, il y a 2 ans et demi, à l’arrivée de ma fille Annie, j’ai vécu une véritable matrescence (contraction de maternité et adolescence). Un congé mat de 6 mois et un road trip en Australie me permettent de prendre conscience que le temps passe, beaucoup trop vite. Je ressens alors un besoin vital de me réaliser et de devenir celle que je suis vraiment.

 

Début de longs mois d’introspection, de remise en question, de cheminement intérieur… malgré un bilan de compétences qui m’ouvre les yeux, je n’ose sauter le pas et quitter le confort du salariat, j’ose tout de même leur demander un licenciement à l’amiable, qui m’est gentiment refusé… Un burn-out plus tard, je serre encore les dents (pour ne pas dire autre chose!)

 

Car oui un cdi dans une entreprise prestigieuse, pour l’entourage c’est le graal, ça ne se quitte pas. Je coche toutes les cases d’une vie heureuse, un mec, une maison, des enfants, des voyages, et la santé. Mais non au fond de moi ça ne va pas et je n’arrive pas à m’affranchir de ces cases, à oser rêver, à sortir des rails.

 

Finalement l’année 2020 et le covid m’offriront le licenciement, celui que j’attendais tant. Je le vis comme un immense soulagement.

Mais depuis la question « que vas-tu faire de ta vie ? » me percute toujours avec autant de fracas, un peu comme à 18 ans quand il a fallu choisir ma voie, mes études.

Ce coup-ci impossible de choisir, moi qui me rêvait enfant: institutrice puis pédiatre puis architecte.

 

Je me reprends à rêver, à vouloir trouver ma voie, la seule et l’unique, celle qui me fera vibrer. Mais je dois me rendre à l’évidence et tenter d’accepter que je n’en aurais pas qu’une, que ça ne suffira pas à m’animer.

Grâce à Sophie lors de la journée de formation « syndrome de l’imposteur », une révélation vient me frapper: la multi potentialité, immense secousse, intense et douce à la fois. Cela fait du bien de mettre des mots sur ce que je ressens depuis si longtemps.

 

Je réalise ainsi (tout au long de ce mois de formation) que tous mes rêves peuvent être réalisables, il faut peut-être « juste » les échelonner dans le temps, accepter que tout ne peut se faire en même temps, d’un seul coup.

 

J’y vois désormais bien plus clair dans mes projets, mes envies. Mais quand on se lance dans un projet qui vient du cœur, comment savoir si nous faisons le bon choix ? Si cela va marcher ?

J’aimerais tant avoir une petite fée ou un petit ange qui me murmure à l’oreille que je suis sur la bonne voie.

 

Et vous, chères entrepreneuses aguerries ou en devenir, avez-vous votre petite fée ?

 

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns » J. Brel

 

Charlotte

I PS: Mille mercis

– Sabrina, Sophie pour ces formations si enrichissantes,

– à toute l’équipe WRW, c’est précieux ce que vous faites

– et enfin aux femmes extraordinaires qui ont partagé avec moi ce mois de formation pour votre soutien sans faille et vos idées par millier ♥️