Confidence d’entrepreneuse #23

Confidence d’entrepreneuse #23

14 septembre 2021 / Lettre d'entrepreneuse

By Elodie de KAYA Là-bas

« Et puis merde » restera toujours la meilleure solution selon pour moi.

C’est ce que je me suis dit quelques temps après avoir écrit mon livre.

Mais pour cela, il faut rembobiner le fil et remonter quelques années en arrière.

Tout commence en 2015, je suis en études de Business & Management aux Pays-Bas.

J’y étais partie pour les bières et la fête et accessoirement mes études.

Au bout de quelques semaines, je me rends compte que je ne suis pas à ma place mais aussi que je suis partie pour les mauvaises raisons.

Du coup, je commence à écrire des textes de temps en temps, souvent la nuit pendant mes insomnies.

Puis en quelques semaines, je me rends compte que j’ai beaucoup trop de trucs à dire et je décide donc d’en faire un livre.

A ce moment là, dans ma tête je me dis que ce livre « C’est juste pour moi« , qu’il ne sortira jamais de mon ordinateur et ne verra jamais le jour.

Quelques, enfin non, beaucoup de mois passent, et je me dis : c’est quand même con d’écrire un livre et de ne rien en faire !

Alors je commence à le corriger, à le retravailler de bout en bout.

Une fois que tout est bien peaufiné. Je décide de le faire lire à mon père.

Il apparait dans mon livre et j’y raconte un peu de sa vie.

D’où l’importance pour moi d’avoir son accord avant de pouvoir faire quoi que ce soit avec ce livre.

Puis après cette étape là, je me rends compte que je suis prête.

Je me dis « Et puis merde » !

Tout le monde peut le lire.

Tout le monde peut savoir que c’est moi qui l’ai écrit.

Tout le monde peut savoir que ce roman est autobiographique.

A ce moment-là, j’écrivais :

« Si vous êtes en train de lire cela, c’est sans doute que j’aurais été prête. J’ai eu peur du regard des autres tout au long de ma vie, mais à l’heure actuelle vous pourrez tous lire en moi comme dans un livre ouvert. Cependant quelque chose a changé, je ne me concentre désormais plus sur le regard que vous portez sur moi, je me contente de contempler le regard que je me porte. Plus rien à planquer. A ce moment-là, tout sera possible. On verra le soleil en pleine nuit, et les étoiles en plein jour. Humilité et pudeur, chacun son jardin secret. Ne croyez pas m’avoir dévoilée, vous venez seulement d’entrouvrir la porte d’entrée ».

Je me suis dit « Et puis merde » pour a peu près toutes les étapes : relectures, corrections, illustrations, web-design, mise en page du livre, impressions…

Aujourd’hui, je suis fière de ce roman en auto-édition, sûrement avec quelques défauts mais d’une beauté et d’une originalité incommensurables.

Je n’ai pas toujours fait les bons choix mais j’ai appris et je me suis lancée.

Me lancer m’a appris à sortir de ma zone de confort, à me planter mais aussi à assumer qui j’étais et ce que je voulais transmettre à travers ce livre.

Mais aussi, et surtout à me décomplexer.

Me décomplexer par rapport au fait que je n’ai plus une once de gêne à avoir compter mon histoire.

Me décomplexer par rapport au fait de dire que je suis auteure.

Me décomplexer par rapport aux choix que j’ai fais pour mon livre.

La conclusion de tout cela : Peut-être que j’aurais pu mieux faire mais au moins je l’ai fait.

Comme dirait William Kalubi Mwamba : « Le monde est fait de gens qui font les choses et ceux qui disent qu’ils auraient pu le faire ».

Un conseil : Fous-toi la paix. La vie n’est pas une série d’accomplissements. La vie c’est être et faire ce que tu aimes avec les gens que tu aimes. Il n’y a pas de règles.