Portrait de femme : Stéphanie

Portrait de femme : Stéphanie

20 janvier 2021 / Portrait de femme

Stéphanie Chabert - Editrice & Apporteuse d'affaires

C’était à l’heure du café où j’ai rencontré pour la première fois Stéphanie, on devait se voir une heure ça a duré toute l’après-midi.

Lorsque vous passez du temps avec elle vous entrez un peu dans une faille spatio temporel. Le temps s’arrête, on peut refaire le monde pendant des heures, l’écouter parler de littérature, de ses ateliers d’écriture ou de sa récente vie annecienne. Très vite son expérience en tant que coach éditorial nous a donné envie de créer une formation de copywriting qui aurait pu durer des heures et des heures.
Ce sont des personnes comme elles qui nous donne de l’inspiration pour créer de nouveaux concepts. On a hâte de la recevoir de nouveau au loft soit pour une de nos formations soit dans le cadre de ses ateliers d’écriture.

On vous laisse découvrir cette femme passionnante et passionnée.


As-tu des routines ? Si oui lesquelles ?

Je suis une personne globalement réfractaire à la routine, je la sais pourtant nécessaire, structurante. Je gère deux activités, lesquels ont chacune des sous-projets très différents : j’ai dû apprendre à le composer une routine qui me convienne, suffisamment souple pour ne pas m’étouffer et cadrée pour me retenir quand (souvent) je procrastine et rêve d’autres projets à venir, alors que les tâches de la semaine ne sont même pas encore accomplies… J’utilise une application, car pour moi, intégrer une routine doit rester ludique sans quoi c’est une contrainte sèche. Elle s’appelle Fabulous. Je tache de réintégrer un peu de méditation dans la journée à des moments-clés comme le matin et le midi à la pause dej pour me focaliser mieux. Je ne traite les mails qu’en fin de matinée et fin de journée pour maximiser ma créativité le reste du temps sur des tâches plus demandeuses. Et depuis peu, je le fixe trois objectifs à atteindre par jour, pour ressentir de la satisfaction quand je referme l’ordinateur, sentiment essentiel à une soirée et une nuit apaisées. Sinon, j’ai tendance à trop en faire, à trop vouloir en faire, et le résultat est contre-productif, il s’appelle la culpabilité… Et avec ça, on ne peut rien faire. Enfin, je m’autorise des pauses, des évasions, des hackings réguliers de ma propre productivité, pour me rappeler d’une part, ma liberté d’aller et venir (si important de nos jours…), et d’autre part, pour régénérer mon cerveau créatif et doper ma capacité de concentration : la méthode Pomodoro m’aide pas mal en ce sens.

 

Comment protèges-tu ta vie perso et ta vie pro ?
Je ne suis clairement pas un exemple sur le sujet… J’ai fait un burnout quand j’étais à Paris, et c’est probablement cette souffrance-là qui m’a fait prendre le pli… Il est délicat d’isoler son environnement personnel de son travail quand celui-ci est votre passion. Les deux sont en constant échange pour moi, se nourrissent l’un l’autre. La seule chose à laquelle aujourd’hui je suis vigilante, ce sont les heures passées au bureau, et la disponibilité que j’accorde aux sollicitations. Je me fixe des limites strictes, afin de valoriser ma vie sociale et mes activités personnelles. Je ne travaille pas tard le soir, ou très peu (un jour par semaine max). Je crois que la façon que j’ai de protéger ma vie perso de ma vie pro réside principalement dans la gestion des sollicitations : je ne suis pas disponible à n’importe quelle heure, je fixe mon cadre, n’y déroge pas.

As-tu une méthode d’organisation pour réussir à gérer le développement de ton entreprise ?
Là encore, je fonctionne de manière très personnelle et très organique. Je commence là où je suis la meilleure, je fais un mapping des acteurs qui vont pouvoir m’aider à atteindre mon objectif, je pense collectif.

 

Comment gères-tu les phases de découragement ou les phases difficiles ?
Au mieux, et c’est déjà bien ! J’ai la chance d’avoir un entourage précieux, qui m’encourage et me porte quand je flanche. Je crois que pour moi, c’est la base, l’essentiel. Le reste, je le puise dans la résilience construite de longue date, je fais le dos rond, mais je ne suis pas attentiste. Je ne prétendrais pas non plus que je suis calme ! Je crois que ce qui m’aide à traverser le cap est d’être lucide : lucide sur le fait que à l’instant présent, je suis mal en point, et que ce n’est pas le moment de m’ agiter pour trouver des solutions, que je dois attendre, vigilante, la subtile remontée de courbe pour me remettre en mouvement.

Quels sont les outils de développement personnel que tu peux nous conseiller ?

La méditation ?
Et n’importe quel outil, livre, stage qui permette à chacun de regarder à l’intérieur de soi pour mesurer et comprendre ce pourquoi nous faisons les choses. Pourquoi et comment nous agissons sur l’extérieur. Je suis particulièrement adepte de l’ennéagramme, et notamment un livre de Sandra Maitri qui s’appelle Les Neufs visages de l’âme : brillant !
La lecture, en général, pas nécessairement la lecture d’essais de développement personnel, je parle de littérature : on apprend beaucoup de soi en lisant les autres, et l’immersion qu’offre la littérature a ceci que les essais n’ont pas : l’identification à un personnage… On vit ce qu’il vit, on aime ce qu’il aime, on respire on espère on ose tout comme lui. Le plus bel outil de développement perso est ici, car il vous accompagne dans votre imaginaire toute votre vie.

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@chabert.stephanie

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www.la-premiere-heure.com